NOS PROJETS


L’objectif à long-terme de EVAM est de permettre d’apporter des changements fondamentaux à la manière dont les migrants sont traités. Dans cet optique, l’association cherche à établir des partenariats avec différents acteurs capables de travailler sur ces questions et mettre en oeuvre des actions concrètes.

EVAM se veut une intitiative globale, et souhaite agir à tous les niveaux de décision pour établir un dialogue avec les auteurs de violence. Ce travail implique la mise en place de plusieurs projets qui émergent progressivement.

EVAM EN EQUATEUR

L’Equateur est le pays d’Amérique latine qui accueille le plus de migrants, provenant majoritairement du Venezuela et de la Colombie. Malgré les efforts du gouvernement, la société équatorienne est marquée par la xénophobie engendrant des situations de violence et de discrimination envers les migrants.

À titre d’exemple, dans le domaine de l’éducation, l’Agence des Nations Unies pour les Réfugiés a recensé de nombreux cas d’abandon scolaire chez les enfants migrants, dont les causes présumées sont le manque de ressources, l’absence de papiers mais également l’existence de discriminations. Moins visibles et moins intégrés dans le tissu social, les migrants sont davantage exposés aux abus en raison de leur insécurité croissante dans le contexte de la crise du COVID-19.

C’est pourquoi EVAM est présent en Equateur et ouvre un bureau à Quito. EVAM y travaille en partenariat avec les associations équatoriennes appartenant au groupe Red Clamor (la Misión Scalabriniana, el Servicio Jesuita a Refugiados y la Pastoral Social Cáritas) et avec le soutien financier de l’agence de coopération internationale allemande pour le développement GIZ. Notre projet commun est de réduire la xénophobie et la discrimination envers les migrants dans le secteur de l’éducation et de la santé en Equateur.

L’objectif principal est de rendre visible les effets discriminatoires involontaires de la xénophobie dans la mise en œuvre des politiques publiques et de soutenir les institutions pour lutter contre ces violences. La méthodologie et l’expertise qu’apporte EVAM au projet contribuera à la création d’un dialogue avec les autorités concernées. Il se fondra sur la base de témoignages récoltées par les associations Equatoriennes les plus proches du terrain. Ce plan d’action, mené sur 12 mois, a été conçu pour assurer aux migrants un accès effectif à l’éducation et à la santé.

Le mercredi 14 juillet, EVAM et la Red Clamor ont organisé un événement virtuel avec Facebook Amérique Latine, dans le but de former les associations de personnes en mobilité humaine, les adolescents et le personnel éducatif sur les techniques d’identification et de signalement des messages haineux et du contenu intimidant. 


Nos partenaires équatoriens :

TERRITOIRE ZERO VIOLENCE ENVERS LES MIGRANTS

Ce projet ancre l’approche d’EVAM au niveau local, par une implication approfondie des autorités locales dès le départ, les invitant à travailler ensemble à l’identification et à la réduction des situations néfastes affectant les migrants dans des zones géographiques et/ou des secteurs spécifiques : hôpitaux, éducation, transports…

Avec le projet Territoire zéro violence envers les migrants, EVAM s’engage dans une démarche de qualité avec des acteurs locaux et institutionnels. Bien qu’ils ne disposent pas particulièrement de compétences liées aux politiques migratoires, seront concernés par ce projet les acteurs dont l’activité a un impact négatif sur les migrants ou les acteurs ayant la capacité de mettre les migrants à l’abri des situations violentes.

En appliquant le concept développé en 2016 par ATD Quart Monde et son projet expérimental « Territoire zéro chômeur de longue durée » aux situations de violences subies par les migrants, EVAM propose de reprendre un certain nombre de postulats mis en avant par cette initiative :

  •       le refus d’une forme de fatalisme à l’égard du sort des migrants
  •      une approche positive et constructive basée sur la responsabilisation des acteurs et institutions à l’origine de ces situations de violence,
  •      une approche de terrain visant à informer les politiques publiques et les acteurs en plaçant l’être humain au cœur du système

Le projet se développe au travers de 4 principes méthodologiques, 5
acteurs et 5 étapes.

PARTENARIAT AVEC LA CLINIQUE JURIDIQUE de l'Université Catholique de Louvain

PARTENARIAT AVEC LA CLINIQUE JURIDIQUE de l'Université Catholique de Louvain

EVAM a la chance de travailler avec des étudiants de la Clinique juridique de l’Université Catholique de Louvain. Initié en 2019 par la directrice de la Clinique et Professeure de Droit Sylvie Sarolea, ce partenariat porte sur la rédaction de mémoires de recherches sur la thématique des violences faîtes aux migrants. La Clinique a pour habitude de travailler aux côtés d’Organisations Non Gouvernementales dont le mandat se rapporte aux travaux de recherches universitaires. Cela permet aux étudiants d’aborder leur sujet avec une approche pratique intéressante.

Tandis que les étudiants mènent leurs recherches, y compris sur le terrain, EVAM leur fourni des pistes d’approfondissement grâce à son expertise. L’objectif principal est d’apporter une meilleure compréhension du contexte juridique de la migration concernant particulièrement les violences subies par les migrants. Les sujets choisis porteront sur l’intégration scolaire des enfants migrants, la traite des migrants, l’asile à l’épreuve du COVID-19 en Belgique et enfin l’accès des migrants à la justice.

Non seulement la production de ces mémoires contribue à l’effort de documentation global des situations de violences faîtes aux migrants mais elle permet à EVAM d’explorer de nouveaux terrains d’action afin de faire grandir l’initiative. En effet, ces études serviront à passer la première étape de la méthodologie EVAM qui vise à identifier les situations préjudiciables affectant les migrants.

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